La Beauté Animale s’expose au Grand Palais du 21 mars au 16 juillet 2012
Tags : beauté animale / grand palais / rmn
INFOS PRATIQUES
Dates : Du 21 mars au 16 juillet 2012
Horaires : 10h-20h tous les jours sauf mardi (fermé) et mercredi nocturne (jusqu'à 22h)
Tarifs : Normal > 11.00€ | Etudiant > 8.00€
Où : Grand Palais
3 avenue du Général-Eisenhower
75008 Paris
Métro : Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9), Champs-Elysées-Clemenceau(lignes 1 et 13), Invalides (RER C)
Lien : "Beauté Animale" à la RMN, "Beauté Animale" sur facebook
Peintures, dessins, sculptures, photographies, célèbres ou insolites… La manifestation réunit environ 120 chefs-d’oeuvre de l’art occidental, de la Renaissance à nos jours, avec un parti pris radical et inédit : ne montrer que des oeuvres où l’animal est représenté seul et pour lui-même, hors de toute présence humaine. Cette merveilleuse ménagerie, scénarisée dans un souci de clarté et d’accessibilité à tous les publics, mêlera le sauvage et le domestique, l’étrange et le familier.
Préjugés esthétiques et moraux
Nous sommes tous marqués par Buffon et son Histoire naturelle, publiée peu avant la Révolution, à cause des irrésistibles portraits d’animaux qu’elle contient. Mais Buffon fait aussi le tri entre les animaux nobles et les animaux ignobles. Le bon et le beau se confondent. Ces classifications arbitraires peuvent expliquer nos phobies par exemple pour les insectes. De fait, certaines espèces sont négligées des scientifiques et des artistes. Aujourd’hui, l’art bouleverse ces valeurs et les artistes s’attachent à des animaux longtemps dénigrés. C’est le cas de la chauve-souris de César ou de l’Araignée de Louise Bourgeois.
A la rencontre de l’autre : les animaux exotiques
En 1793, la Ménagerie du Jardin des Plantes donne le signal de l’essor des zoos, dont la popularité ne se dément pas. La France permet ainsi aux artistes d’accéder aux animaux : c’est l’origine de l’"art animalier", sous l’impulsion de Barye et de Delacroix. Les artistes y trouvent des modèles de plus en plus variés.
Beaucoup de créateurs s’interrogent aujourd’hui sur le rapport homme/animal et s’alarment de la menace qui pèse sur la biodiversité. Après le panda de Chine puis le bébé phoque, l’ours polaire est devenu le symbole de cette menace. A lui seul, il alerte l’homme sur l’avenir de la planète. Une sculpture aussi magnifique que L’Ours blanc de Pompon finira-t-elle par avoir avant tout une valeur de témoignage, celui d’une espèce disparue ? La beauté animale ne sera-t-elle bientôt plus qu’un souvenir ?
Pendant l'expo
Tous les mercredis du mois de juin à 18h30, des films réunis dans un cycle "L'animal, un ami qui vous veut du mal ?". Entrée gratuite (réservation conseillée aux guichets du Grand Palais).
>> Mercredi 13 juin: King Kong de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, 1933, 1h40
Au cours d’une expédition de zoologistes dans une île du Pacifique, la ravissante Dwan est enlevée par le gorille King Kong. Commence alors, entre la Belle et la Bête, une incroyable histoire d’aventures et
d’amour… Un classique du cinéma fantastique hollywoodien.
>> Mercredi 20 juin: Moby Dick de John Huston, 1956, 1h55
Le capitaine Achab a voué sa vie à la capture de Moby Dick, la Baleine blanche. Jusqu’où l’homme peut-il aller pour accomplir les rêves qui le hantent ? Gregory Peck inoubliable dans un chef-d’oeuvre où l’aventure bascule dans le mythe.
>> Mercredi 27 juin: Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock, 1963, 2h
Dans une communauté isolée, les oiseaux se montrent de plus en plus agressifs à l’égard des humains. Soupçons et suspense, banalité du mal, montée de l’angoisse, tous les ingrédients des grands cocktails hitchcockiens sont au rendez-vous.
