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Carnet de voyage "Burkina Solidarité" : L'arrivée au Burkina-Faso
Publié le : 02 juillet 2009 | Classé dans Voyage
0 Durant le mois de juillet, les membres de l’association Ebisol de l’université Paris 7 se rendent au Burkina-Faso pour y mener une action de prévention contre le paludisme, en partenariat avec une troupe de théâtre locale. Chaque semaine ils nous enverront un extrait de leur carnet de voyage. Premier extrait, où les jeunes étudiants se présentent et nous racontent leur arrivée à Ouagadougou.
Présentation de l’équipe :
Doriane, et ses moustiques qui piquent
Flavie, la « mama » Burkinabé
Martin, chasseur officiel de blattes
Caroline, qui a enfin trouvé le pays qui la passionne
Pauline, en compte perpétuel
Jérémy et sa gastro(nomie) locale
Romain, qui midore
Leslie, qui s’enflamme
Accompagnés par les frères Veber :
Martin, le Tintin
Romain, fin connaisseur du Burkina
- Jeudi 25 juin -
Paris-Roissy : Le stress des retardataires, les carnets de vaccinations oubliés, les valises surchargées, ce n’était pas gagné ! Mais, l’équipe est bien là, prête à vivre l’expérience qui concrétisera 9 mois de travail.
Avion : Dispersés un peu partout, nous discutons avec nos voisins respectifs… Une maman et ses enfants Français vont passer l’été chez leurs grands-parents, un riche Burkinabé qui organise des safari-chasse rentre d’un voyage d’affaires, un joueur de Basket burkinabé, un humanitaire français. C’est aussi des films et notre dernier repas français…
3 000Km plus loin, nous voilà à Ouagadougou !
Jérôme et Camille, avec qui nous ferons la prévention contre le paludisme, sont venus nous chercher. Après de longues correspondances par e-mail nous sommes heureux de les rencontrer enfin !
Ouagadougou : Premier contact avec la population locale et les paysages sans immeubles. Tandis que nous traversons Ouaga en minibus, nous observons les femmes portant les plats sur la tête et les mama qui foncent en mobylette. On se met dans l’ambiance, et, comme un cri du cœur, on dit « ah !... je me sens bien ici ! ».
Le soir, on prend le rythme burkinabé en attendant longuement nos plats tout en prenant le temps de discuter. Les spécialités ne sont pas toutes évidentes à avaler ! Ce sont des mets plus ou moins forts, des plats faits pour nourrir et ne plus avoir faim.
- Vendredi 26 juin -
Réveil matinal, petit-déjeuner dans la salle commune où l’on peut admirer une représentation de la Cène sur un grand tissu, et, détail anodin, Jésus et les apôtres sont noirs.
Nous bouclons les affaires sous un ciel de plus en plus menaçant.
Et d’un coup, c’est la tempête, des trombes d’eau comme nous n’en avions jamais vues s’abattent sur nous. A peine sortis que nous sommes déjà trempés, nous nous engouffrons dans le minibus. Des vagues d’eau nous aspergent dès que le minibus freine, tourne ou accélère. C’est ainsi que nous prenons la route pour Bobo-Dioulasso !
Route Ouaga-Bobo : On s’imprègne des couleurs, des paysages. Tout est inondé par la pluie.
Les maisons sur le bord de la route sont très simples, voir dans le dénuement. On aperçoit quelques femmes labourer les champs le dos courbé, certains enfants débraillés les aident, d’autres jouent. Nous sommes agréablement surpris de voir un pays en impulsion, en construction, dont aucun habitant ne fait ressentir une quelconque misère.
Lorsque nous arrivons à Bobo, une grande ville animée s’expose à nous.
Sur la route et au cours des repas partagés, nous apprenons à connaître Jérôme et Camille, ils nous expliquent leurs coutumes, mais surtout leur façon de vivre et penser où la solidarité est la valeur première.
- Samedi 27 juin –
Nous adoptons peu à peu notre nouvel environnement, discutons avec Jérôme du nombre de représentations que nous allons faire, des investissements envisagés pour autonomiser le projet. L’après-midi, nous assistons à la répétition des acteurs. C’est leur dernière répétition avant les tournées. Nous sommes impressionnés par leur niveau. Une quarantaine d’enfants de 3 à 10 ans viennent regarder les acteurs. Comme nous, ils rient et applaudissent. Vient l’heure des exercices d’improvisation. Lorsque nous proposons le thème de la dispute, il est frappant de voir que la scène tourne tout de suite autour de d’argent et de la question « comment allons-nous manger ce soir ? ».
A lire aussi :
L’article sur Burkina Solidarité (pour en savoir plus sur le projet ) >>
Photo : Jeunes spectateurs (Burkina Solidarité 2009)
UNE INITIATIVE DE...
