MAGAZINE // Festival ICI&DEMAIN
Festival ICI&DEMAIN// Jamasta : du concentré de bonne humeur
Publié le : 02 Mars 2010 | Classé dans Festival ICI&DEMAIN
0 Oh le joli mois de mars : on a mauvaise mine, on n’a pas la pêche, on est déprimés, on est fatigués, on a le moral dans les chaussettes ! Et bien nous vous avons trouvé un remède à tout ça : Jamasta ! Mais qu’est-ce que c’est ?
La première solution anti-déprime hivernale, 100% naturelle et 100% gratuite !
Un concentré de bonne humeur en musique !
Alors courrez-y ! Ils jouent à l’occasion du festival ICI&DEMAIN les 5 et 12 mars prochain.
Première rencontre, dans une cave
Après avoir visionné leur vidéo sur myspace , étant missionnée par etudiantdeparis.fr pour faire un article sur eux, j’ai décidé d’aller les interviewer afin d’en savoir un peu plus sur ce groupe peu banal et haut en couleurs.
C’est donc dans le sous-sol d’un immeuble, au bout d’un long couloir menant à une toute petite cave que je les ai rencontrés. Bon dit comme ça, c’est peu engageant, on aurait même un peu peur. Et là c’est tout l’inverse. Je rencontre 7 musiciens passionnés et découvre l’univers magique de Jamasta, un pur concentré de bonheur et de bonne humeur en musique.
Alors pour commencer, petite présentation du groupe, il y a :
Martin : 21 ans, trombone, étudiant en musicologie à Paris 8
Arnaud, 19 ans, clavier, étudiant en Histoire à Paris 4
Lucas, 20 ans, DJ, étudiant en cinéma – son à l’école 3IS
Guillaume, 22 ans, saxophone et chant, étudiant en médecine à Paris 5
Erwan (prononcez « V » et non « W », merci pour lui), 20 ans, batterie, étudiant en postproduction à l’école Cifacom
Sami, 19 ans, basse, étudiant en droit à Paris 1
Léo, 21 ans, guitare et chant, étudiant à l’école 3IS
Leur histoire est un peu à l’image de leur musique : une base à laquelle ils ajoutent d’autres éléments, d’autres genres, et voyant que ça fonctionne bien, ils continuent. Au début, il y a Erwan, Léo et Sami, qui montent un groupe plutôt orienté rock. Ensuite c’est au fil des rencontres que le groupe va vraiment se former, notamment avec l’intégration du saxo en 2007 qui donne une autre tonalité aux morceaux. « On a vu que ça donnait plus de pêche, plus de mouvement ». Après l’intégration du DJ et du clavier, les derniers à être arrivés sont Martin et son trombone, il y a quelques mois.
Le nom, c’est une trouvaille d’Erwan, une référence aux « Jam sessions », un nom qui leur va comme un gant.
Du reggae / ska en passant par le rock, le hip-hop, le jazz, le rap… à Jamasta
Difficile de présenter Jamasta en une phrase, en un genre. La richesse de leur musique c’est ce melting-pot créé par leurs différentes origines musicales et leurs influences multiples : « on écoute tous de tout, donc si on peut en jouer, on va en jouer ».
Mais ils ont tout de même essayé, pour vous, de se résumer en quelques mots :
« on essaie de suivre une ligne directrice qui tire plutôt vers le ska et le reggae et après on n’hésite pas à rajouter d’autres choses ». En partant du reggae ou du ska plus classique, ils s’inspirent du jazz, du hip-hop, se sentent aussi proches de groupes du style de Caravane Palace ou Hocus pocus, « des groupes assez nouveaux qui nous influencent aussi pas mal » même si au final : ils ont leur style bien à eux. Leur musique est en évolution perpétuelle : ils s’intéressent à plusieurs mouvements, tentent des « expériences musicales », des mix avec de nouveaux genres musicaux, comme le rap dernièrement.
Les morceaux, tous très rythmés, sont des compositions originales, ou parfois des reprises réarrangées, fruit d’un travail collectif : « chacun amène des mélodies qu’il trouve ou des paroles ».
Début de répèt’
Après l’interview, la répétition : au début ça ressemble un peu à un joyeux désordre. Martin ne sait pas où mettre son trombone. Arnaud réussi à s’asseoir dans un coin et case son clavier sur ses genoux. Erwan, lui, a sa place : derrière sa batterie. Ah tiens en voilà un 8ème qui arrive ! C’est Fonky Flav, un rappeur qui se joint à eux pour quelques morceaux. Ils me font une petite place au milieu de tout ça. Bref, après plusieurs minutes d’installation, ils peuvent enfin commencer à jouer. On oublie alors qu’on est serrés dans une cave minuscule, on se retrouve au milieu d’une grande fête, on en prend plein les oreilles. Le plus incroyable, et c’est là leur talent, c’est que ce mix d’instruments et de sonorités fonctionne à merveille, ça coule tout seul.
Ils se sont déjà produits sur scène à plusieurs reprises, entre autres à l’Abracadabar, au Cabaret Sauvage, pour le gala de l’université Paris 5 ou au festival « Paye ton forain » près de Lyon.
Ce qui les intéresse avant tout c’est de toucher le public, un public assez large, et de le rassembler autour de leur musique et leur bonne humeur.
Deuxième rencontre, sur scène
Bon on le pensait déjà, mais c’est vérifié : ces musiciens là sont faits pour la scène. Dès les premières notes du concert, la bonne humeur et l’envie de danser ont envahi le Point Ephémère où quelque 300 personnes étaient venues les écouter. Comme le dit le groupe lui-même sur sa page facebook, l’ambiance était au rendez-vous avec un public de « ouf-cho-bouillantissime ».
Pour ceux qui aimeraient les faire jouer, ils sont toujours à la
recherche de salles pour les accueillir donc n’hésitez pas à les
contacter !
Pour ceux qui, malheureusement, n’ont pas eu la chance de les voir, bonne nouvelle, ils remettent ça:
vendredi 12 mars, au Centre Barbara Fleury Goutte d’Or à 20h30 avec en guest star Fonky Flav.
Pensez-à réserver vos places.

Vendredi 12 mars, Centre Barbara





UNE INITIATIVE DE...
