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0 « Poésie des objets silencieux »… Un bien joli et énigmatique nom pour l’ensemble d’installations de l’artiste plasticien Jérémy Gobé. Que peut-on voir de lui au vernissage de ce soir au Point Ephémère ? Un nuage de gobelets, des pulls qui reprennent vie, s’animent librement, ou encore qui habillent fièrement des chaises usées par la vie… L’apparente variété des supports semble dissimuler quelque-chose. Une philosophie de vie, une manière de concevoir l’art exprimée différemment à chaque installation… Découverte de Jérémy Gobé.
Des sciences à l’Art, une vocation trouvée
C’est dans son atelier de l’ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs) que nous accueille Jérémy Gobé, un jeune artiste plasticien de 24 ans souriant et à l’aise dans ses baskets. En partageant une tasse de thé, nous entrons dans le vif du sujet.Fils de militaire, Jérémy convoitait à l’origine le métier d’ingénieur, puisqu’issu d’un Bac scientifique, mais déjà, le conflit avec son goût prononcé pour l’art était plus que latent. Le compromis pour lequel il a opté à l’époque, à savoir une école d’architecture, n’a cependant pas eu l’intérêt escompté, mais le mérite de lui faire découvrir l’histoire de l’art. Cet électrochoc le mènera directement à l’Ecole des Beaux Arts de Nancy. Plus qu’une passion, une vocation se révèle. Son DNAP (diplôme national d’arts plastiques) en poche trois ans plus tard, il intègre la section " espace " de l’ENSAD, « la plus Beaux-arts des options » selon lui. Aujourd’hui, il termine ses études et peaufine sa recherche de l’artiste plasticien qu’il veut être.
De la rencontre à l’Art…
Comme le montrent ses installations au festival ICI&DEMAIN, le médium de travail importe peu à l’origine. L’essentiel est le point de départ de tous ses travaux, le plus petit dénominateur commun dans son œuvre, la rencontre d’une personne, d’un objet, d’un espace… Ainsi, à la suite de la perte de l’emploi d’un proche qu’il s’est intéressé de près à l’usine désaffectée où il a pu récupérer les rouleaux de feutre colorés de " Tourner en rond ".
Pour lui, « les plus belles rencontres se font au fil de l’eau ». C’est notamment de cette manière qu’il a intégré l’équipe du long-métrage "En ville" de Valérie Mréjen, le temps d’un stage, ou encore qu’il s’est lié d’amitié avec un orfèvre turc résidant à Paris et rencontré à Istanbul lors de son séjour pour la triennale internationale des jeunes artistes étudiants où il a représenté l’ENSAD.

Jérémy Gobé envahit le Point Ephémère
Parti de cups de papier qui servaient à conditionner les sauces dans un restaurant où Jérémy a travaillé, il a su utiliser ce parfait contenant d’une qualité plastique rare, et conférant à ce "nuage d’alvéoles" une légèreté et un véritable aspect aérien. C’est le choc artistique avec l’œuvre de Felix Gonzales Torres et sa sculpture en bonbons ainsi qu’à un petit boulot dans un restaurant, que l’idée de "Somewhere over the rainbow" germa… Comme chez Gonzales Torres, l’idée du don et de la communion restent sous-jacentes dans cette installation. Le nuage d’alvéoles est en effet destiné à être garni de… choux pâtissiers et de sucre offerts au public !
Les deux autres installations présentées sont axées sur la thématique du textile et du retour à la vie des vêtements de récupération, "déchus. « Les vêtements, ce sont des objets que l’on choisit, que l’on aime. On s’y sent comme dans un cocon. » confie Jérémy. Sa démarche vise donc à retrouver l’énergie qui les a un jour habités.
Tentés ? Rendez-vous au Point Ephémère pour son exposition du 10 au 20 mars !

Retrouvez les installations de Jérémy Gobé au Point Ephémère du 10 au 20 mars. Vernissage le 11 mars à partir de 20h.
Tous les jours de 12h à 19h et le dimanche de 12h à 21h.
Point Ephémère, 200 quai de Valmy, 75010 Paris, M° Jaurès ou Louis Blanc
Jérémy Gobé sur icietdemain.paris.fr >>
Vernissage au Point Ephemere le 11 mars.





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